Tu traverses la place vide où luit la nuit
La soirée s’achève sur les pavés noirs
Où brille le bienfaisant
Face à face d’intériorité
La pertinence du tropisme
L’attraction de vraie solitude
La frontière à franchir en soi-même
Dans les mots amulettes et talisman
L’inaliénable barre d’appui
L’élargissement par la descente en dignité
Dans l’enseveli de la voix
Pour se tenir à hauteur humble
De l’apotropaïque pierre de patience.

L’événement incise le présent
Comme une image
Acte de surgissement
A peine figé déjà retourné
Dans son même inaugural
Décalage et dérivation
La torsion d’un bâton
Et son reflet tremblant
D’angle aigu
Que ride la brise du soir.

L’onde se dilate dans le chemin de langue
Retraverse ses marques anciennes
Revient sur son territoire d’élection intime
Désigne et nomme
Comme l’électron s’octroie la royauté
De venir quand bon lui chante
Selon le rythme qui sourd
Des intuitions d’enfance
Entrevues à cloche-pied
Sur le jeu de marelle de l’existence
« Entre la terre et le ciel
Tu reviens et c’est fini. »