« Chassons la pesanteur et libérons les choses. » (*Costis Guimossoùlis)

Loin du dôme des espérances
Volette le papillon des songes
Aux confins de toute lumière
Sous les tempes d’ambre du désir
Un visage de miel translucide
S’enfonce en détails de quartz
En débris de mica
Jusqu’aux oreilles d’une panthère tapie
Dans la poudre d’herbes sauvages
Les sistres de la mémoire*
Versés dans la clepsydre
Que l’oeil retraverse
Les stries des ongles dans le sable
Le corps qui se dissémine
Au vent d’incertitude
Très haut tournoient les goélands
A l’heure d’absences inexorables
A rebours de toute jonglerie
Les chatons curieux s’immobilisent
A l’affût de l’invisible.