Pour écrire, on passe toujours par la salle d’attente d’une gare ou d’un cabinet médical. On y reste parfois longtemps avec l’espoir chevillé au corps que quelqu’un ou quelque chose viendra nous chercher, des phrases limpides par exemple, qui nous emmèneraient loin vers des pays fabuleux ou alors plus vraisemblablement devant la grille fermée d’un jardin public où un jour, assis sur un banc fraichement repeint, on rêva d’amours éternelles.

« C’est pas grand-chose mais c’est le geste qui compte », ça marche pour à peu près tout dans la vie. La vie elle-même c’est pas grand-chose mais…
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La bienveillance universelle appliquée à mon quotidien, et bien voilà une idée de chantier pour m’occuper les prochains jours.
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Je suis toujours étonné de constater avec quelle puissante et incontestable conviction gazouillent les oiseaux qui selon Chaval sont des cons… à qui on aimerait ressembler.
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Je suis un peu bloqué par ma présence. Si je n’étais pas là je ferais plein de choses passionnantes.
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Il faut se dépasser qu’ils disent, monter, s’élever, prendre des risques, franchir les obstacles… Ils ont raison c’est sûr mais moi ce que j’aime c’est écouter la petite musique de la pluie sur la terrasse ou saisir entre les doigts un brin de lavande et le respirer longuement.
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Je fais partie du grand troupeau des vivants et je n’en reviens toujours pas.